Calculer le linéaire de faîtage, d'arêtiers et de noues
Une surface ne suffit pas à chiffrer une couverture. Les accessoires — les tuiles de faîtage, les closoirs, les bandes de noue — se comptent en mètres, pas en mètres carrés. Ce sont les linéaires du toit.
Le vocabulaire, sans jargon
Le faîtage : la ligne la plus haute du toit, là où deux pans se rejoignent par le haut. C'est elle qu'on couvre de tuiles faîtières.
L'arêtier : l'arête saillante où deux pans se rencontrent en formant un angle vers l'extérieur, typiquement sur une croupe — ce pan triangulaire qui remplace un pignon.
La noue : l'inverse, une ligne creuse où deux pans se rejoignent en formant un V. C'est là que l'eau se concentre, et donc là où les défauts d'étanchéité se paient cher.
L'égout : le bas du toit, côté gouttière. La rive : les bords latéraux, sur les pignons.
À quoi servent ces longueurs
Elles décident de quantités concrètes : le nombre de tuiles faîtières et de closoirs se déduit du faîtage et des arêtiers, la longueur de bande de noue se déduit des noues, la gouttière suit l'égout.
Un devis qui ne les mentionne pas chiffre une couverture au mètre carré seulement, et les accessoires arrivent en supplément.
Les mesurer
Sur place, au mètre ruban ou au télémètre, ce qui suppose de monter ou d'avoir un accès sûr.
Sur un plan de charpente, quand il existe et qu'il correspond à ce qui a été construit.
Depuis le relevé laser de l'IGN, où les plans des pans sont reconstruits et leurs intersections calculées : le faîtage, les arêtiers et les noues en découlent directement.
Une limite à connaître
Sur un toit à croupes, où plusieurs lignes convergent en un même point, le calcul automatique est moins sûr : cet outil signale alors que les linéaires sont approchés, et donne l'ordre de grandeur de l'écart constaté sur des toits simulés — faîtage plutôt trop long, arêtiers plutôt trop courts. Les surfaces et les pentes, elles, ne sont pas concernées.
L'égout et la rive, en revanche, ne sont pas mesurés aujourd'hui.